110 versets · Mekkoise · Juzʾ 15-16 · Lecture recommandée chaque vendredi
Chaque récit met en scène une fitna (épreuve) différente. Les retenir par l'épreuve qu'elles illustrent permet de ne jamais confondre les 4 blocs pendant la récitation.
Des jeunes (فِتْيَة) — pas des vieillards, pas des savants. Des jeunes qui ont cru en leur Seigneur. Le Coran insiste sur leur jeunesse et leur foi :
Leur peuple est idolâtre. Ils doivent choisir entre leur foi et leur sécurité. Ils choisissent la foi et fuient vers la caverne. Allah leur dit de se réfugier :
Allah les endort 309 ans (300 ans solaires, 309 lunaires). Le soleil décline de leur caverne. Leur chien est à l'entrée, pattes étendues. Ils se croient endormis un jour ou une partie d'un jour :
Ils envoient l'un d'eux acheter de la nourriture — sa monnaie le trahit. Le peuple les découvre. Dispute sur leur nombre : 3, 5 ou 7 (+ le chien). Allah tranche :
Quand la société est corrompue, la fuite pour préserver sa foi est légitime. Allah protège ceux qui sacrifient le confort pour leur religion. Les 10 premiers versets de cette sourate protègent du Dajjāl.
Deux jardins de vignes entourés de palmiers, avec des cultures entre les deux et une rivière qui les traverse. Tout produit en abondance.
Le propriétaire entre dans son jardin et dit — c'est la phrase clé, le moment de basculement :
« Je ne pense pas que ceci périsse jamais. » Il nie la précarité de ses biens et doute même de l'Heure.
Son compagnon lui rappelle son origine (une goutte d'eau, de l'argile) et lui enseigne la formule de protection :
Les jardins sont détruits — frappés par un fléau. Le riche se retrouve à retourner ses mains de regret :
Dire mā shāʾa Llāh lā quwwata illā bi-Llāh devant tout bienfait. La richesse est un prêt, pas un dû. Le verset « al-mālu wa-l-banūn zīnat al-ḥayāt al-dunyā » (v. 46) résume tout.
Mūsā demande à Allah qui est le plus savant. Allah lui dit : un de Mes serviteurs, au confluent des deux mers (majmaʿ al-baḥrayn). Mūsā part avec son jeune compagnon (fatāhu) et le poisson comme signe.
Al-Khaḍir pose une condition stricte — la patience :
1. Le bateau — al-Khaḍir le perce. Mūsā proteste. Explication : un roi tyrannique confisque tous les bateaux intacts → le trou les sauve.
2. Le jeune garçon — al-Khaḍir le tue. Mūsā est choqué. Explication : l'enfant allait devenir un tyran impie qui aurait détruit la foi de ses parents pieux → Allah leur donnera mieux.
3. Le mur — al-Khaḍir le répare gratuitement dans un village inhospitalier. Mūsā s'étonne. Explication : sous le mur, un trésor appartient à deux orphelins → le père était pieux.
« Je n'ai rien fait de ma propre initiative. » Tout vient d'Allah.
Le savoir a des limites — même Mūsā (kalīm Allāh) ne comprend pas tout. L'humilité devant la sagesse divine est la vraie science. Ne jamais dire « je sais » sans dire « wa Llāhu aʿlam ».
1. Vers l'ouest (maghrib al-shams) — il trouve un peuple. Allah lui donne le choix : punir ou bien faire. Il punit les injustes et récompense les justes.
2. Vers l'est (maṭliʿ al-shams) — il trouve un peuple sans abri contre le soleil. Il les laisse.
3. Entre les deux barrières — un peuple opprimé par Yaʾjūj et Maʾjūj lui demande de construire un barrage. Il accepte.
Il demande au peuple de l'aider — fer + cuivre fondu. Une barrière infranchissable. Mais il dit immédiatement :
« Ceci est une miséricorde de mon Seigneur. Quand la promesse de mon Seigneur viendra, Il le réduira en poussière. »
Dhū l-Qarnayn a le même pouvoir que Firʿawn mais l'utilise pour la justice et attribue tout à Allah. Firʿawn dit « anā rabbukum al-aʿlā » — Dhū l-Qarnayn dit « hādhā raḥmatun min rabbī ».
Le pouvoir n'est qu'un dépôt (amāna). Celui qui l'utilise pour le bien et l'attribue à Allah est sauvé. Celui qui s'en attribue le mérite est perdu. La barrière elle-même finira en poussière — rien ne dure sauf Allah.